Biais cognitif et coaching

//Biais cognitif et coaching

Selon wikipedia, un biais cognitif est un mécanisme de la pensée, qui cause une déviation du jugement.

Le biais cognitif peut prendre démultiplies formes, parmi lesquelles on peut distinguer les erreurs de perception, d’évaluation, et d’interprétation logique. Le biais cognitif n’est généralement pas conscient.

Voici une liste de 20 formes connues de biais cognitif susceptibles d’altérer votre raisonnement. Tous illustrent combien nous sommes potentiellement « victimes » de notre filtre mental (voir cet article : élargir son cadre de référence).

  1. Le biais de conformation est la tendance, qui consiste à ne retenir que les informations qui confirment les croyances, et à ignorer celles qui les contredisent. Ce biais cognitif fait que que nos croyances sont auto-confirmantes : l’interprétation biaisée que nous faisons de nos expériences nous confirme les croyances que nous entretenions à leur sujet avant de les vivre. C’est un cercle vicieux en quelque sorte…plus j’y crois, plus cela se confirme !
  2. Le biais de croyance juge la logique d’un argument en fonction de la croyance en la vérité ou la fausseté de sa conclusion. C’est par ce biais qu’une erreur de logique pourra être ignorée quand la conclusion d’un raisonnement semblera correspondre aux croyances de départ.
  3. L’effet de halo se produit quand la perception d’une personne est influencée par l’opinion que l’on a préalablement à son propos. Par exemple, une personne de belle apparence physique sera perçue comme intelligente et digne de confiance. L’effet de notoriété est aussi un effet de halo.
  4. Le biais d’ancrage. Il semble en quelque sorte « lester » votre prise de décision lorsque vous vous en tenez au premier élément d’information entendu et le prenez comme référence. Ainsi, lors d’une négociation, avancer en premier un chiffre comme base de départ influence le niveau de la réponse.
  5. La pensée de groupe, ou effet de mode. La probabilité qu’une personne adopte une nouvelle croyance croit proportionnellement au nombre de personnes déjà ralliées à cette croyance. Ce phénomène de « pensée de groupe » est l’une des raisons pour laquelle les réunions sont souvent improductives, ne faisant que « ronronner » dans les sentiers battus.
  6. Le biais de conformité est la tendance à penser et agir comme les autres le font.
  7. Le biais d’auto-complaisance est la tendance à s’attribuer le mérite de ses réussites et à attribuer ses échecs à des facteurs extérieurs.
  8. La tâche aveugle (ou angle mort ): A l’image d’une tâche qui serait devant nos yeux, on ne parvient pas à voir ce qui serait derrière cette tâche…
  9. Le biais de l’illusion de contrôle. Ce biais consiste à croire qu’on  a le contrôle ou l’influence sur des événements extérieurs ou aléatoires (ainsi le « joueur » addict s’imagine parfois détenir la capacité d’influencer le hasard en sa faveur).
  10. Le biais de possession. Il désigne une tendance à attribuer une plus grande valeur à un objet que l’on possède qu’à un même objet que l’on ne possède pas
  11. Le biais de la disponibilité en mémoire Il fait considérer comme fréquent un événement récent. C’est ainsi qu’on donne parfois raison au dernier qui a parlé…
  12. L’excès de confiance est la tendance à surestimer ses capacités. Ce biais a été mis en évidence par des expériences en psychologie qui ont montré que, dans divers domaines, beaucoup plus que la moitié des participants estiment avoir de meilleures capacités que la moyenne. Ainsi, plus que la moitié des gens estiment avoir une intelligence supérieure à la moyenne. (« La majorité des personnes serait-elle en-dessous de la moyenne ? »)
  13. L’effet d’amalgame ou d’illusion de corrélation. Ce biais cognitif consiste à percevoir une relation entre deux événements non reliés ou encore à exagérer l’importance d’une relation. Par exemple, l’association d’une caractéristique particulière chez une personne au fait qu’elle appartienne à un groupe particulier alors que la caractéristique n’a rien à voir avec le fait qu’elle appartienne à ce groupe. Le racisme et les généralisations abusives s’enracinent sur ces biais cognitifs dits d’amalgame. Il s’agit d’un raccourci mental qui consiste à porter un jugement à partir de quelques éléments qui ne sont pas nécessairement représentatifs.
  14. Le biais de faux consensus consiste à croire que les autres sont d’accord avec nous et à sous-estimer les divergences d’opinions des autres. les personnes enfermées dans un système de croyances se sentent renforcées par l’illusion que leurs compagnons pensent exactement comme eux.
  15. Le biais de statu quo est la tendance à préférer la stabilité au changement. Ce biais provoque la tendance à justifier le passé et à souhaiter le prolonger dans le présent et le futur.
  16. Le biais cognitif d’omission considère l’action plus risquée que l’inaction. Ce biais cognitif justifie la non prise de risque et la « neutralité »
  17. La croyance en un monde juste est un prémisse qui suggère que le monde serait juste et que les gens mériteraient ce qui leur arrive. Différents processus cognitifs entrent en jeu pour justifier la croyance que la société est juste et équitable malgré les faits qui montrent le contraire à d’autres.
  18. L’effet Dunning-­Kruger peut amener les personnes les moins compétentes à surestimer leurs compétences et les plus compétentes à les sous-estimer.
  19. L’effet de matraquage publicitaire ou de répétition augmente  la probabilité d’un sentiment positif envers quelqu’un ou quelque chose déjà identifié et devenu familier (moins inconnu). Ce biais cognitif permet l’impact  de la publicité.
  20. Le contraire de cet effet est l’effet boomerang : plus on cherche à convaincre, persuader et justifier, plus cela éveille les soupçons et moins ça marche.
biais cognitif

Cette illusion perceptive classique illustre combien notre cerveau nous joue des tours et nous induit potentiellement en erreur !

Voir aussi cet article de ce blog : une histoire de biais cognitifs

Choisir un biais cognitif positif

On a le choix de considérer la vie comme une succession de problèmes à résoudre ou bien une série d’opportunités à saisir. C’est une décision qui se renouvelle à chaque instant… En fait, c’est assez facile quand tout va bien, et c’est évidemment différent quand il s’agit de traverser une période difficile

  • Pratiquer la gratitude comme attitude stratégique pour s’ouvrir à la joie de travailler et l’inspiration créative… Remercier serait-il une meilleure stratégie que d’exiger toujours plus ? (voir à ce sujet la pratique consistant à tenir un journal de gratitude)
  • Cultiver la chance, en la considérant comme une compétence à développer, qui consiste à rebondir avec optimisme sur les difficultés pour trouver des solutions innovantes.
  • Organiser des échanges résolument tournés vers les solutions, plutôt que de nourrir les problèmes en leur accordant de l’importance. Plus on s’intéresse au problème, plus on le nourrit, plus on s’y enfonce, moins on peut en sortir. au contraire, il faut nourrir les solutions. IL faut cesser de ressasser ce qu’on ne veut pas pour se tourner délibérément vers ce qu’on voudrait à la place. C’est une question d’hygiène mentale (voir à ce sujet le processus de pivot)
  • Communiquer ainsi son optimisme avec enthousiasme pour dynamiser son équipe, en utilisant toutes les situations comme des opportunités pour faire levier et progresser.

Décider d’opter pour un regard positif

Nous sommes responsables de choisir de porter un regard positif sur les situations, pour considérer d’abord leurs aspects positifs (les progrès, les points forts et les potentiels). Et on peut aller encore plus loin dans la positivité, en se tournant davantage vers l’action : comment agir de façon positive avec l’environnement, prendre appui et faire levier sur les situations qui se présentent pour progresser toujours davantage. C’est une forme d’optimisme qui stimule la joie de vivre et la créativité…

Ainsi, plutôt que de considérer la vie comme un problème à résoudre, l’approche de notre formation leadership positif propose de se concentrer sur le présent comme une opportunité à saisir.

Dès lors, puisque toute situation (même une difficulté) est vécue comme une opportunité, on ne perd pas de temps à encaisser des déceptions et à attendre des conditions plus favorables : on part du principe que c’est toujours la vie qui nous sourit, et que la situation présente est un appui sur lequel il faut faire levier, maintenant.

Toute la question est de savoir alors comment l’exploiter. Ce n’est plus alors qu’une question de créativité, pour trouver le moyen de tirer le meilleur parti des conditions actuelles et rebondir ainsi de manière intelligente et tonique. (voir « retrouver l’inspiration » et retrouver sa créativité« )

PAUL DEVAUX : 06.10.56.14.96

superviseur de coach

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By | 2018-11-04T20:19:56+00:00 20/11/2018|Psychologie & Neurosciences|0 Comments

About the Author:

Paul Devaux
Après un passage « rapide » en école de commerce (Sup de Co Tours), Paul est formateur et Coach depuis une vingtaine d'années. Il dirige le Cabinet Orygin depuis 2006. Il pratique un accompagnement chaleureux et incisif, qui crée l’alliance et bouscule en douceur le cadre de référence de ses clients. Accrédité à la Société Française de Coaching en 2008, il est également superviseur de Coachs. A titre personnel, Paul Devaux pratique le Qi Gong, la méditation et le yoga depuis de nombreuses années, ce qui participe du recul dont il essaie de faire profiter ses clients. PAUL DEVAUX : 06.10.56.14.96