Pratique de la vie et de la mort

//Pratique de la vie et de la mort

Voici une réflexion pratique, à propos de la pratique du coaching mais plus largement aussi de l’expérience de la vie et de la mort :

  • Que reste-t-il quand les rêves sont compromis, quand le quotidien semble frustrant, quand les perspectives manquent d’attraction ?
  • Que vous reste-t-il quand vous passez finalement à côté de  l’instant présent, « éternel insatisfait » que vous êtes, insatisfait de ce qui est là, en vous, et autour de vous ?

  • Où pourriez-vous bien aller ailleurs, alors que vous avez bien compris que partout : ce sera la même chose ?
  • Quelle nouvelle activité pour vous distraire, alors que vous savez pertinemment, qu’il ne s’agit pas de « faire », encore et encore, pour vous étourdir davantage et vous perdre vous-même encore un peu plus ?
  • Que pourriez-vous bien « consommer » de plus pour « passer le temps », alors que même la nostalgie d’un futur meilleur, n’est qu’une réaction de plus, à laquelle vous ne souhaitez plus répondre, sous peine sinon de « repartir pour un tour », dans le cercle infernal des nouvelles illusions, bientôt déçues ? Votre appétit n’est finalement plus orienté autant qu’avant vers ces nourritures habituelles, et pourtant il y a le poids des habitudes compulsives, qui vous porte encore vers ces consommations dorénavant désuètes. Une partie de vous a pris de l’avance sur votre personnage ordinaire, qui continue de s’agiter, alors même que vous avez déjà compris que c’était inutile…
  • Que vous reste-t-il quand vous avez déjà épuisé toutes les fuites (ou un certain nombre en tous cas) ?

 

Cap sur les étoiles et fidèle à sa pratique

Il vous reste votre pratique… ce rendez-vous régulier avec vous-même, face à face !

Cette « pratique » personnelle, c’est l’exercice que vous vous êtes choisi pour vous mettre en contact avec votre profondeur…

Cet exercice monotone, toujours le même, et qui ennuie presque votre mental, et que vous aimeriez parfois délaisser au profit de plus amusantes distractions (… distractions qui dorénavant n’ont plus la même saveur et la même attraction, du moins tant que « vous n’habiterez » pas à l’intérieur et au centre de vous-même, pour de bon !)

Quand vous n’avez plus d’espoir, ayant compris que rien n’est plus ou moins désirable qu’autre chose (être là ou ailleurs, faire cela ou autre chose… tout cela est dérisoire, puisque de toutes façons, vous n’êtes là que pour quelques instants ! Et après… l’Eternité sera très longue – ou pas du tout – si vous êtes passé à côté de vous-même…), il vous reste toujours l’espérance (mais encore faut-il y accéder et en faire l’expérience, sinon ce n’est qu’un mot de plus. Et vous regarderez peut-être dans le dictionnaire la différence entre « espoir » et « espérance », mais cela ne vous avancera guère…) :  il vous reste surtout à insister au seul endroit qui compte vraiment, mais qui ne paye pas de mine, et qui est seul susceptible d’ouvrir la porte intérieure vers l’Etat dont vous avez la nostalgie. Cette saveur que vous avez connue ou pressentie (voir : « éveil spirituel ordinaire« ), et qui vous a échappé, ne reviendra qu’au prix d’une insistance persévérante, pour dissoudre en vous les opacités qui entravent son plein épanouissement. (Ceux qui écrivent que c’est facile sont des menteurs ou des gens qui n’ont pas vécu ce dont ils parlent. Par contre cela fait peut-être vendre plus facilement leurs livres ?)

Envie d’en savoir plus ? Contactez-nous !

Rigueur et régularité

C’est au pied du mur, que vous allez vous trouver vous-même, au milieu du tunnel ou au coeur même du désert, tandis que vous habitez en ville, et courez comme tout le monde dans les transports en commun. Pour résister face à ce désert qui vous creuse de l’intérieur, il vous reste votre engagement d’honorer vos valeurs profondes, gratuitement, sans rien attendre en retour. Là vous êtes dans l’état du Samurai, prêt à mourir à chaque instant de sa vie, sans peur et sans regret, totalement engagé dans l’instant présent. C’est un peu grandiloquent de parler de coaching en ces termes… En effet, nous parlons là plus largement de la vie et de la mort, dont le coaching n’est qu’un tout petit échantillon.

Etes-vous prêt à entamer votre prochaine séance avec la même fraîcheur que si c’était la première, et la même intensité que si c’était la dernière …

 

La fidélité à votre pratique, si celle-ci a été pensée dans cette perspective, vous assurera la vitalité et l’équilibre, le calme, l’inspiration et la lucidité.

Sinon vous serez ballotés par les évènements. Ce n’est pas très grave quand tout va bien. Mais, par gros temps, quand cela se met à tanguer : mieux vaut garder le cap sur les étoiles. Et la régularité dans votre pratique quotidienne vous sera un point de repère et de ressourcement précieux, pour tenir bon, sans dévier de votre axe.

 

Paul Devaux 06 10 56 14 96

 

Qu’est-ce qui permet des relations vraies ?

Seule votre Présence, plénière, authentique, peut permettre une relation pleine et authentique.

Pour qu’il y ait relation, il faut qu’il y ait deux (et même trois… si on compte la relation comme un de plus)…

Autrement dit, pour que vous soyez en relation avec les autres, il faut déjà que vous soyez là, vous-même !

Comment voulez-vous être en relation, être dans la relation, si vous n’êtes nulle part ?

 

Présence à soi-même et relations vraies

Dans un entretien de coaching par exemple, si vous n’êtes que dans votre tête, vous vous coupez de vos émotions, et vous n’êtes là qu’au tiers de vous-même.

Si, d’un autre côté, vous vous laissez embarquer par vos émotions, vous ne maîtrisez plus votre propre corps, vos pensées sont altérées, vous êtes sur déterminés par des réactions à la fois psychologiques et hormonales, qui vous font décider n’importe quoi. Vous n’êtes pas là. Des réactions en vous (qui ne sont pas vous) pilotent la relation, qui glisse immanquablement vers des communications creuses. Et c’en est fini des relations vraies sur lesquelles comptait le coaching pour faire évoluer le client.

Si vous voulez que la relation soit saine,  il faut que vous soyez présent, avec votre attention éveillée, au niveau de la tête pensante, au niveau du coeur vibrant, au niveau du corps sensible. Alors votre écoute sera complète sur les trois niveaux.

 

Lire la suite de cet article sur le site leadership positif (« La relation prime sur la communication », « De quelle Présence parle-t-on ? », « Expérience de l’Etre »)

 

Pour travailler la qualité de votre Présence et développer des relations vraies, vous devez lâcher prise pour mieux accepter l’instant présent, avec TOUT ce qu’il contient, sans restriction.

C’est probablement le chemin d’une vie d’y parvenir. Mais, en chemin, vous découvrirez qu’il y a en quelque sorte deux espaces distincts à l’intérieur de vous-même :

  • l’espace de devant (qu’on peut ressentir dans le front peut-être), c’est depuis cet espace que vous vous identifiez à ce que vous croyez être et que vous n’êtes pas : le corps, les pensées, le personnage social, la personne et sa personnalité…
  • l’espace à l’arrière de vous-même, un espace sans dimension, vaste, sans dimension précise mais  vaste, où il y a perception, il y a Présence, mais vous ne pouvez pas dire qui est présent ni qui perçoit. C’est à la fois évidemment vous (et pas quelqu’un d’autre) mais ce sujet qui perçoit et que vous êtes n’est pas réduit à votre petite personne, vous êtes un peu détaché, moins impliqué, il y a là la Présence aimante et acceptante que vous êtes…

Cet aspect des niveaux de conscience sera repris dans cet article

 

 

En coaching, avec l’écoute flottante (ou écoute systémique), nous expérimentons une autre manière d’être là et de cultiver des relations vraies, une manière d’offrir un miroir à la fois, bienveillant, chaleureux et impitoyable au client :

  • Chaleureux et bienveillant, parce que vous êtes là, avec votre coeur et votre attention à ce que ressent le client
  • Impitoyable, parce que dans le miroir, le client peut SE voir, s’il y regarde attentivement

 

Paul Devaux 06 10 56 14 96

 

Articles inspirants :

 

Etre là, à fond, totalement présent, peu importe le résultat : le témoignage de Tony Parker, grand champion de basket ball

By | 2018-11-04T20:13:55+00:00 23/03/2018|Philosophie & Prospective|0 Comments

About the Author:

Paul Devaux
Après un passage « rapide » en école de commerce (Sup de Co Tours), Paul est formateur et Coach depuis une vingtaine d'années. Il dirige le Cabinet Orygin depuis 2006. Il pratique un accompagnement chaleureux et incisif, qui crée l’alliance et bouscule en douceur le cadre de référence de ses clients. Accrédité à la Société Française de Coaching en 2008, il est également superviseur de Coachs. A titre personnel, Paul Devaux pratique le Qi Gong, la méditation et le yoga depuis de nombreuses années, ce qui participe du recul dont il essaie de faire profiter ses clients. PAUL DEVAUX : 06.10.56.14.96

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